Résumé

Casimir Frégier Les fonctionnaires publics et la guerre… (1875)

Ne me parlez donc plus d'une disgrâce encourue, il y a plus de neuf ans, subie en silence pendant plus de quatre ans, et noblement, généreusement, librement expiée par un an de dévouement exceptionnel, de périls et de douleurs sans nombre! C'en est assez, c'en est peut-être trop !
vous devez l'oublier à jamais ! La disgrâce s'est évanouie, l'homme est resté, le fonctionnaire s'est relevé, la justice est satisfaite ! Rendez à l'homme ce qui est à l'homme, rendez au fonctionnaire ce qui est au fonctionnaire : au premier, son honneur, au second, sa fonction !
Source : Gallica

Casimir Frégier Les fonctionnaires publics et la guerre… (1875)

Ces cinq années de disgrâce représentent, outre une perte pécuniaire considérable, surtout pour un homme sans fortune, un obstacle invincible peut-être et permanent à tout avancement, si j'allais survivre à la guerre, ce que je suis loin de désirer.
En résumé, pour la faute qui m'est imputable, l'expiation subie déjà n'est-elle pas suffisante ?. Dans sa divine justice, la Providence, j'en ai le ferme espoir, absoudra cette infraction aux lois de Dieu, résultat si fréquent de l'entraînement des sens, auquel si peu d'hommes, même parmi les plus haut placés, savent, hélas ! résister.
Source : Gallica

Casimir Frégier Les fonctionnaires publics et la guerre… (1875)

C'est qu'il s'agit pour lui de combattre, pro focis et aris, de vaincre ou de mourir pour ce qu'il a de plus sacré sur cette terre, pour son droit, pour son honneur, pour sa vie morale ! Le jour où on lui a dit, ou plutôt on a paru lui dire! « L'administration ne veut plus de vous ; vos services civils, vos services militaires, elle ne veut en tenir, elle ne vous en tient aucun compte ! rien de tout cela ne vous confère ni droit à une réintégration, ni droit à une pension de retraite, pas même à une pension ou à une indemnité temporaire de réforme! »
Source : Gallica

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