Résumé

Lettre politique à M. Gambetta sur le discours de Romans par F. Aylies… (1878)

Quels que soient leurs costumes, sous la robe du juge ou du prêtre, sous la blouse de l'ouvrier ou le paletot de l'artisan, Tes hommes gardent leurs imperfections morales et la société ne doit se départir envers aucun de la vigilance et du contrôle sans lesquels il n'y aurait plus de sécurité. Et je combats plus spécialement aujourd'hui l'inamovibilité parce qu'elle attire tous les regards, au détriment de la moralité publique, en couvrant de son aile les abus de tout ordre et l'arbitraire, c'est-à-dire l'injustice.
Source : Gallica

Lettre politique à M. Gambetta sur le discours de Romans par F. Aylies… (1878)

Le peuple, celui des campagnes comme celui des villes ne comprendrait pas, en effet, tandis que les chefs de famille, ouvriers, industriels ou commerçants, riches ou pauvres, se sacrifient pour la patrie, délaissent leurs intérêts, s'éloignent de leurs affections, de leurs parents, de leurs enfants et de leur femme, que ceux qui doivent abandonner la société tout en restant à sa charge, fussent affranchis de la loi commune pour aller dans une maison religieuse forger des armes contre la civilisation moderne, contre le gouvernement de la nation.
Source : Gallica

Lettre politique à M. Gambetta sur le discours de Romans par F. Aylies… (1878)

Ce sera une atteinte à l'inamovibilité ; et je demande, dès lors, qu'après s'être servi de cette arme protectrice, le gouvernement la conserve, de telle sorte qu'il puisse toujours réprimer les écarts des magistrats dans leur conduite privée ou dans l'exercice de leurs fonctions, contre la Constitution ou contre les lois ou contre la dignité représentative.
Nous avons dans notre société des exemples qui prouvent d'une manière irréfutable, je crois, que le respect de la justice et de ses représentants n'est nullement lié au maintien de l'inamovibilité.
Source : Gallica

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