Jean Baptiste Joseph Pailliet

Résumé

Jean Baptiste Joseph Pailliet Lettre à MM. les électeurs et Députés… (1815)

Toutes les fois que l'autorité des nobles ou du peuple cède trop à l'autorité envahissante d'un seul , le Gouvernement ne tarde pas à devenir arbitraire. Toutes les fois qu'un état devient plus puissant que l'état voisin , et n'est pas contenu par un état d'une puissance égale , il manifesté bientôt l'esprit de conquête, et le premier succès est toujours la cause d'un second, lequel devient cause de beaucoup d'autres.
L'équilibre une fois rompue , de jour en jour , devient plus difficile à rétablir, et le poids qui l'emporte accroît sensiblement en pesanteur.
Source : Gallica

Jean Baptiste Joseph Pailliet Lettre à MM. les électeurs et Députés… (1815)

Si les autres parties de la terre ont plus ou moins été froissées par ses grandes secousses ; si l'Amérique fût le théâtre de plusieurs révolutions dont le souvenir effraye encore l'imagination, si un homme qui dans son ambition avait projeté la conquête de la terre, pénétra en Afrique à la tête d'une armée de Français, et attira dans la France dès peuples sortis de l'Asie , et qui ne la connaissaient pas, c'est encore pour avoir violé le principe de l'équilibre politique.
Source : Gallica

Jean Baptiste Joseph Pailliet Lettre à MM. les électeurs et Députés… (1815)

La Liberté serait-elle donc un de ces êtres imaginaires que l'on poursuit toujours sans pouvoir l'atteindre ? Non , c'est un être réel. La perversité seule en a fait un fantôme. La Liberté est un levain actif qui fermente avec les moeurs, et. les dépouille par degrés des opinions grossières qui les corrompent. Elle imprime, un grand caractère à toutes les affetions de l'homme ; elle trempe son ame au feu des sentimens les plus nobles
Source : Gallica

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