François-Antoine Harel, La Féodalité comparée à la liberté… (1818)
“ LA FÉODALITÉ COMPARÉE A LA LIBERTÉ. J'ARRIVE sur la scène du monde; mon coeur, encore neuf, est étranger à toutes les vieilles passions qui agitent l'Europe , et ne se nourrit d'aucuns souvenirs : j'appartiens tout entier au temps où je vis. La raison et la vérité , voilà tout ce que je cherche. Dans l'heureuse ignorance de la méchanceté humaine, où l'on se trouve pendant la jeunesse , j'imaginais les hommes unis entre eux par les liens les plus parfaits , et le genre humain était à mes yeux un peuple d'amis , de frères. ”
