François-Antoine Harel

Élements biographiques

François-Antoine Harel La Féodalité comparée à la liberté… (1818)

LA FÉODALITÉ
COMPARÉE
A LA LIBERTÉ.
J'ARRIVE sur la scène du monde; mon coeur, encore neuf, est étranger à toutes les vieilles passions qui agitent l'Europe , et ne se nourrit d'aucuns souvenirs : j'appartiens tout entier au temps où je vis. La raison et la vérité , voilà tout ce que je cherche.
Dans l'heureuse ignorance de la méchanceté humaine, où l'on se trouve pendant la jeunesse , j'imaginais les hommes unis entre eux par les liens les plus parfaits , et le genre humain était à mes yeux un peuple d'amis , de frères.
Source : Gallica

François-Antoine Harel La Féodalité comparée à la liberté… (1818)

Enfin nos jours fortunés ont vu disparaître, tout-àfait cette inégalité politique.
Il ne faut pourtant pas croire qu'aujourd'hui l'industrie soit également honorée par tout le monde. Il y a toujours des hommes qui se complaisent à déprécier tout ce qui a du mérite, et à préconiser ce qui est digne de la haine ou du mépris : ces hommes sont ceux qui voudraient servir leur intérêt particulier aux dépens de l'intérêt général. Nous les voyons parmi nous se consumer en efforts pitoyables pour essayer de ridiculiser l'industrie et tout ce qui tient à elle.
Source : Gallica

François-Antoine Harel La Féodalité comparée à la liberté… (1818)

Ce n'est plus un tyran , un maître absolu qui règne sur la patrie , mais un roi légitime, dont la juste autorité émane des conventions de notre pacte social, et dont le pouvoir est prescrit et borné par la constitution de l'Etat. Le prince des Français ne peut plus désormais se voir au milieu d'un troupeau de bêtes dont il est le maître ; il se voit au milieu d'un peuple, libre dont il est le chef suprême : il ne règne plus sur de vils esclaves , il a la gloire de régner sur des hommes, sur des citoyens.
Source : Gallica

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