Isidore Latour de Saint-Ybars

Résumé

Isidore Latour de Saint-Ybars Sur la loi contre les associations… (1834)

Comment vous ferait-on accepter une oeuvre de civilisation, à vous qui n'avez pas l'intelligence de nos besoins ? Comment vous ferait-on comprendre l'avenir, à vous qui trahissez le présent ? Mais si l'on vous demande l'autorisation de secourir les ouvriers sans travail, de les éclairer sur leurs devoirs et leurs droits, travaillés que vous êtes par la peur, cette maladie honteuse de l'egoïsme, vous verrez partout des conspirations républicaines ; vous croirez à la révolte, parce que vous êtes faibles ; vous ne croirez pas au bienfait, parce que vous ne le comprenez pas.
Source : Gallica

Isidore Latour de Saint-Ybars Sur la loi contre les associations… (1834)

Il vous sied bien de vous immiscer dans des associations d'humanité; il vous sied bien de pénétrer des mystères, de bienfaisance que la pudeur des honnêtes gens veut cacher ! Vous ne trouverez pas en France des hommes assez vils pour vous demander l'autorisation d'être généreux. Quelle honte pour l'humanité, si vos lois, qui n'empêchent pas le crime, pouvaient intimider l'honneur et la vertu ! Lorsqu'on est coupable d'un crime, on peut alors s'adresser à vous ; qui tue peut épargner, le crime est sous votre dépendance, et c'est à vous de savoir jusqu'à quel point vous pouvez le punir.
Source : Gallica

Isidore Latour de Saint-Ybars Sur la loi contre les associations… (1834)

Mais la nation commence à se lasser de voir quelques individus s'agiter sur un point de son territoire, et jouer entre eux son avenir. Si je ne me trompe, tous ces émeutiers et tous ces sauveurs l'importunent. Il y a dans la fierté d'un grand peuple une conviction nécessaire qui lui dit que sa destinée n'est pas en d'aussi faibles mains ; les honnêtes gens prendront enfin leur parti, c'est d'annihiler par l'association l'arbitraire et la révolte, et ce moyen est sûr.
Source : Gallica

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