Résumé

De l'influence salutaire de la religion chrétienne… (1818)

Plongés dans l'anarchie la plus sauvage, et vilement courbés sous le joug de l'ignorance la plus grossière, ils cultivaient si peu leur esprit, que non-seulement il n'avaient pas dans leur jargon barbare ce mot aimable d'Apollon et des Muses, considéré comme le noble et doux emblème de la civilisation et des beaux-arts, mais ils n'avaient pas même de mot pour exprimer ce que les peuples tant soit peu civilisés entendent par étude ou par éducation.
Source : Gallica

De l'influence salutaire de la religion chrétienne… (1818)

Quelle religion, en effet, que celle des Germains primitifs! quelles lois! quel gouvernement! quelles moeurs ! quelle nation enfin !
La religion de ces peuples n'était pas même dirigée par cette lumière naturelle qui seule apprend à l'homme qu'il existe un Dieu infini en puissance et en vertu, moteur universel de l'Univers, père commun de tous les hommes, voyant leurs pensées et leurs actions pendant la vie, et les jugeant en arbitre suprême après la mort.
Source : Gallica

De l'influence salutaire de la religion chrétienne… (1818)

Mais à la fin, tel que l'Esprit divin qui, soufflant sur la face de l'abyme, parvint à dissiper le chaos, l'esprit de l'Evangile fit naître insensiblement des idées de morale dans le coeur de tous ces princes barbares : alors cet empire sur les passions, qui est la grande difficulté de la vertu elle-même, leur parut moins difficile et pénible !
Source : Gallica

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