Résumé

J.-B. Férat Une révolution est-elle encore possible… (1829)

Déplorons cette avarice, cet égoïsme, cette humeur atrabilaire, qui réduit aujourd'hui à d'aussi minces proportions le nombre des mariages ! De quel nom flétrir cette indélicatesse qui sait si bien se déguiser, et qui de plus en plus préside à nos affaires, à nos marchés, à toutes nos transactions; enfin quelles épouvantables catastrophes font naître cette fureur du jeu qu'allume une avide cupidité, et cette irréligion qui excite tant de citoyens, l'espoir du pays, à porter sur eux-mêmes une main sacrilège!
Source : Gallica

J.-B. Férat Une révolution est-elle encore possible… (1829)

Si l'orgueil qui enfante l'irréligion a relâché les liens de l'obéissance et ne laisse plus au pouvoir d'autre moyen de gouvernement que la force un froid et cruel égoïsme fait aussi de notre temps d'affreux ravages; ce vice odieux dessèche le coeur, éteint le patriotisme, donne naissance à la misanthropie et tarit la source du vertus dont la pratique fait le bonheur de tous et assure le repos de l'état.
Source : Gallica

J.-B. Férat Une révolution est-elle encore possible… (1829)

Pauvres gens que nous sommes et qui nous abusons si étrangement, comment vivons-nous au milieu de tout ce monde qui s'agite tant pour si peu, sans nous apercevoir que l'oubli des maximes conservatrices des sociétés mène droit au désordre public? Comment ne pas voir que les citoyens, atteints d'un froid égoisme ou pervertis par des principes pernicieux, n'attendent qu'un moment favorable pour secouer le joug qui contrarie leur ardente ambition et leur insatiable cupidité ?
Source : Gallica

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