Résumé

Napoléon-Joseph Colbert Première Lettre à un électeur de l'arrondissement de Mantes… (1842)

Aussi à l'apparition de ces doctrines qui rappellent l'homme à la dignité de son être, de ces doctrines d'affranchissement et de liberté qui sympathisent si bien avec sa nature généreuse et enthousiaste, vous le voyez s'émouvoir, et mécontent, honteux pour ainsi dire du présent, il se précipite vers tout ce qui lui fait entrevoir un autre avenir.
Il saisit avec avidité toute idée nouvelle, s'en empare, s'en enivre, et croit, dans son ardeur de néophyte que, du rêve caressé par ses désirs, de ces théories brillantes où se complaît son esprit, il n'y a qu'un pas à la réalisation.
Source : Gallica

Napoléon-Joseph Colbert Première Lettre à un électeur de l'arrondissement de Mantes… (1842)

Là où il n'y a pas de vie politique, il ne saurait y avoir de moeurs, de vertus publiques. L'homme se voit tout d'abord dépouillé d'un des caractères qui font de lui un agent libre et par conséquent moral; de celui qui relève le plus la dignité de son être, qui stimule le plus puissamment son énergie, qui lui imprime le plus haut caractère de moralité : l'action libre qu'il peut exercer sur ses semblables, l'action que son individualité peut avoir sur le bien général, le bien-être social.
Source : Gallica

Napoléon-Joseph Colbert Première Lettre à un électeur de l'arrondissement de Mantes… (1842)

La révolution française est d'une nature si extraordinaire que je puis à peine la concevoir; mais, bien qu'elle ait traversé d'une manière triomphante le premier paroxysme, je crains bien que ce ne soit pas le dernier avec lequel elle ait à lutter avant que les choses soient définitivement établies. Cette révolution est d'une trop grande portée pour qu'elle puisse être achevée en si peu de temps et qu'il s'y soit versé si peu de sang.
Source : Gallica

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