Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais

Résumé

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais Premières ombres de la barbarie… (1836)

Il n'y a que le prince; et il y a le prince. Quiconque est posé au-dessus de tous, tient fort à la moralité, et parce qu'il n'a aucun besoin de la violer, et parce que c'est le seul moyen de se consolider.
A défaut de la croyance aux peines de l'autre monde, il faut des supplices : à défaut de la conscience dans les actes de la vie, il faut la contrainte, la surveillance, la répression.
Sans les moeurs, a-t-il été dit, les lois sont vaines d'exécution : avec les moeurs, y a-t-il à dire aussi, les lois sont nulles d'application.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais Premières ombres de la barbarie… (1836)

Tantôt c'est la religion, tantôt c'est la politique que gâte le petit esprit. Il dénature nos plus belles croyances, il se mêle à toutes nos opinions pour les pervertir; et ce que l'on prend pour des progrès n'est que l'état violent et désordonné d'un peuple qui a déjà perdu le contre-poids moral de ses sentimens. Alors nous tombons dans la sottise et la puérilité, dans une manie d'absurdes théories et de définitions plus absurdes encore; nous sommes ou des Grecs qui disputent sur la lumière du Thabor, ou des Français qui se perdent dans les arguties de la gouvernementabilité.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais Premières ombres de la barbarie… (1836)

Capables de briser en un jour, trône, rois et dynastie, voilà que le lendemain, aux pieds d'un maître, nous revenons de nos fureurs comme de colère d'enfant. Qui ne nous a pas vus constamment opposés à nous-mêmes, appelant à notre secours la raison et décidant de tout par la force, posant des principes et niant leurs conséquences ; toujours prêts à nous débarrasser de cette fange impure qui s'élève à la surface de la société, et ne comprenant pas que la nation elle-même finira tout entière par se résoudre en écume ?
Source : Gallica

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