Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais

Résumé

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais La ligne de salut. II. Amnistie… (1835)

Et voici que la peur de la presse consacre la colonisation de l'Afrique.
La déité multiforme se représente en tout, partout, sous l'une ou l'autre face : il n'est sentiment qui n'en émane, ni pensée qui n'en dérive : les faits quelconques apportent cause de peur ; les actes quelconques affichent signe de peur.
Tombé des nues, le pouvoir est en peine de prendre pied sur terre, et même après l'avoir pris, serait en doute d'y tenir.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais La ligne de salut. II. Amnistie… (1835)

La phase de dissolution lente succède à la crise de révolution vive.
Naguère, non sans qu'il n'ait mis lui-même la main à l'oeuvre, le pouvoir rencontra la mort, sous les coups de la presse, puis de la chambre.
Maintenant, et celui-là et celle-ci, prenant leurs aises, et dégagés de toute gêne, de toute crainte, se portent la mort. Le pouvoir tue le pouvoir : la chambre tue la chambre : la presse tue la presse.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais La ligne de salut. II. Amnistie… (1835)

En ce peu de mots, la vérité brille, éclatte, à ce point qu'elle se reflète sur le parti même qui la fait jaillir des ténèbres.
C'est trop vrai que ceux qui sans le savoir, sans le vouloir, ont amené la chute d'un trône, au même litre et par le même mode, amèneront la chute d'un autre trône : cela ne leur appartenant jamais de savoir ce qu'ils font, et par suite de faire ce qu'ils veulent; attendu qu'ils ne conçoivent qu'en l'étroite matrice de leur cerveau et jettent ainsi au dehors quelque sèche forme d'idée, hétérogène aux choses, incompatible avec les hommes.
Source : Gallica

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