Résumé

A.-F. Guillerez Sur l'amnistie, mémoire à la Chambre des Pairs… (1834)

Un pouvoir a moins à redouter maintenant le nombre des insurgés que l'indifférence de ses anciens partisans. Si le gouvernement de Juillet nie les inimitiés rares ou nombreuses qu'il s'est faites dans le pays, il a tort; et c'est un tort qui peut lui devenir funeste en l'aveuglant. S'il les avoue et n'en tient compte, c'est un esprit d'imprudence qu'on ne peut comprendre, après des exemples si récens de souverainetés découronnées; quand le canon résonne encore aux frontières de France, le canon qui vient de chasser Don Miguel, et de donner au Portugal ses cortès et la constitution.
Source : Gallica

A.-F. Guillerez Sur l'amnistie, mémoire à la Chambre des Pairs… (1834)

Votre raisonnement, hommes du pouvoir, est celui de la faiblesse et de l'imprévoyance... Vous avez peur, vous vous défiez du vaincu, vous lui ôtez les moyens de vous nuire ; mais ses amis, mais ses parens, mais l'intérêt qui s'attache toujours aux victimes, mais l'aigreur qui naît du châtiment ou de la contrainte que vous imposez... voilà d'autres ennemis, et plus nombreux ; qui les battra une seconde fois?
Source : Gallica

A.-F. Guillerez Sur l'amnistie, mémoire à la Chambre des Pairs… (1834)

Nous ne sommes pas dans un temps où la royauté peut se décréter infaillible, où les remontrances des mandataires du peuple peuvent être balancées devant un prétendu Vicariat de Dieu : le pouvoir ne peut être qu'une représentation d'une souveraineté qui n'est pas en lui, mais qu'il tient du peuple, et il doit lui sembler difficile de résister long-temps aux prières qui viennent d'en bas. Pairs de France, demandez l'amnistie !
Source : Gallica

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