Résumé

Coup d'oeil sur la situation, 1858 (1858)

Il est un pays en Italie qui gémit autant de la tyrannie des hommes que du caprice des forces physiques ; et ce pays c'est Naples. La nature y suit l'exemple du Gouvernement; elle y procède arbitrairement et par des bouleversements géologiques. Le Gouvernement représente encore les premières fureurs d'une restauration qui se venge, comme dans la pensée de quelques émigrés s'est immobilisée la première rage d'une émeute qui éclate. Ce n'est pas une émeute qui peut effrayer ce Gouvernement : ce qu'il craint c'est une révolution nationale provoquée par quelque grand événement.
Source : Gallica

Coup d'oeil sur la situation, 1858 (1858)

Au dehors, tous ceux qui désirent l'abaissement
de la France veulent le renversement de l'Empire, et ces espérances, criminelles trouvent peut-être un écho à l'intérieur, au sein des factions écrasées par le suffrage universel. L'Empire
a contre lui toutes les factions, parce qu'il, est national; il a
contre lui toutes les utopies, parce qu'il est la raison même de l'histoire moderne.
La France fut créée pour être puissante dans l'intérêt, de l'humanité. L'Empire la rend telle : de là, sa légitimité, de là, l'impiété de tout effort pour l'ébranler.
Source : Gallica

Coup d'oeil sur la situation, 1858 (1858)

Et cette forme pourtant, est le résultat d'un long travail et de l'enfantement laborieux des révolutions ; et c'est par cette forme que la France, en butte aux factions depuis la chute du premier Empire, trouvera à l'ombre de l'Empire restauré la paix, la force et la gloire. C'est cette force, c'est cette gloire qui désespère les ennemis de l'Empire. Tous ceux qui rêvent une liberté arbitraire, parce que dans l'impuissance et dans la corruption de leur esprit ils ne savent comment s'élever à la conception de la loi.
Source : Gallica

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