Résumé

Le Procès Boulanger (1889)

“ Boulanger a commis le crime de complot, le crime d'attentat, le crime de détournement des fonds publics.
Il est plus coupable qu'un autre, puisqu'il devait donner l'exemple aux autres, et qu'il a vécu trente ans au milieu de l'armée française, école de l'honneur.
Ses crimes sont punis par le Code pénal. Un bourgeois, un ouvrier, un paysan seraient condamnés s'ils avaient fait cela.
Tout général qu'il soit, il doit être condamné ; ou bien il n'y a plus d'égalité devant la loi, plus de morale.
”
Source : Gallica

Le Procès Boulanger (1889)

“ Dans l'un de ces télégrammes, Boulanger demandait à Déroulède : « Voulez-vous continuer l'effervescence?» Dillon écrivait de son côté à Boulanger : « Le temps des paroles est passé. Il faut préparer la reprise. » Un de leurs auxiliaires, nommé Belleville, télégraphiait au général, de Clermont : « Je croyais que le premier acte serait pour la rentrée des Chambres ; tu parais le désirer plus tôt; tu as peut-être raison; j'attends tes ordres. » Rochefort, dans son journal, ne cessait d'appeler Boulanger au pouvoir et de prêcher la descente dans la rue. ”
Source : Gallica

Le Procès Boulanger (1889)

“ Boulanger et sa bande
En prononçant son réquisitoire, qui a duré quatorze heures, le Procureur général a scrupuleusement examiné la procédure instruite par une commission de neuf membres, que présidait M. Merlin, sénateur du Nord.
Il a commencé par peindre, pièces en mains, les trois accusés (Boulanger, Dillon et Rochefort) et leur entourage.
Suivant les documents écrits, Boulanger est un charlatan. S'il s'est jadis bien battu, et s'il a été blessé à son rang d'officier en sous-ordre, il n'a fait que son devoir, comme le plus humble de nos troupiers.
”
Source : Gallica

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