Georges Seigneur

Résumé

Georges Seigneur Le 4 septembre (1871)

Paris, charmé, a cru volontiers ce ridicule mensonge, qui ruinait la patrie. Car la patrie, c'est l'unité morale, un monde, un globe, un tout : le dualisme, plus accentué chaque jour, de Paris et de la France, était pour le guetteur prussien une victoire anticipée. L'ennemi connut notre faiblesse, et que ses masses compactes, rassemblées par l'idée, commune de la patrie allemande renaissante, auraient à combattre une nation divisée, s'éloignant de l'unité politique quand l'Allemagne y tendait.
Source : Gallica

Georges Seigneur Le 4 septembre (1871)

Compliquer d'une révolution l'état politique intérieur et extérieur de la France, se hâter, en face de l'ennemi qui s'approche, d'improviser l'anarchie comme le solide rempart, comme la forteresse imprenable du salut public, en vérité, cela peut encore se pardonner à M. Jules Favre ; — de la part d'un homme qui se croit expérimenté, de la part de M. Thiers, cela s'explique plus difficilement.
Source : Gallica

Georges Seigneur Le 4 septembre (1871)

Déjà, dans l'une de ces proclamations qui annonçaient si bien l'homme du 4 septembre, M. Trochu, dissertant, nous avait enseigné que le pouvoir ne doit pas être personnel, c'est-à-dire égoïste, vérité élémentaire que le gouverneur de Paris crut devoir placarder doctoralement sur nos murs, au lieu de s'instruire plus à fond du langage politique, de peur de confondre les acceptions les moins semblables. Les principes demandent à vivre, à s'incarner dans la personne humaine.
Source : Gallica

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