Résumé

Portrait de Benjamin Constant Benjamin Constant De la Doctrine politique qui peut réunir les partis en France… (1817)

Les intérêts moraux de la révolution ne sont point ce qu'ont dit quelques insensés, ce qu'ont fait quelques coupables; ces intérêts sont ce qu'à l'époque de la révolution la nation a voulu, ce qu'elle veut encore, ce qu'elle ne peut cesser de vouloir, l'égalité des citoyens devant la loi, la liberté des consciences, la sûreté des personnes, l'indépendance responsable de la presse. Les intérêts moraux de la révolution, ce sont les principes.
Source : Gallica

Portrait de Benjamin Constant Benjamin Constant De la Doctrine politique qui peut réunir les partis en France… (1817)

Si le hasard lui remet l'autorité, ou si elle s'en saisit par ruse ou par force, la nation la laissera gouverner, mais sans l'appuyer : car c'est un des résultats de son expérience que cette habitude de se retirer de tout ce qui n'est pas dans son sens, sûre que par cela seul, tôt ou tard, tout ce qui n'est pas dans son sens tombe. Elle s'épargne ainsi la fatigue de la résistance; elle échappe au danger, laissant ceux qui veulent marcher à eux seuls, faire route entre deux abîmes.
Source : Gallica

Portrait de Benjamin Constant Benjamin Constant De la Doctrine politique qui peut réunir les partis en France… (1817)

J'ai beaucoup de confiance dans la force de la liberté, et, pourvu qu'elle soit entourée de ses légitimes garanties , je ne crains point de voir quelque puissance remise à des mains momentanément impopulaires. Je crois donc qu'il est utile, qu'il est désirable que la noblesse entre dans la Charte. Je crois qu'une classe, élégante dans ses formes, polie dans ses moeurs, riche d'illustration, est une acquisition précieuse pour un gouvernement libre
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature