Alexis Dumesnil

Résumé

Alexis Dumesnil Moeurs politiques (1834)

Depuis long-temps, Israël n'a plus d'organisation politique, mais il remplit l'univers de ses colonies, et porte partout son type ineffaçable d'espèce.
Tel est le fruit précieux d'une rare unité de lien, et le signe manifeste de la plus haute conviction morale qui fut jamais. Pour que les peuples aient de l'avenir, il ne faut pas qu'ils éparpillent leur foi. La liberté de tout croire est la liberté de ne croire a rien ; où l'on met sur la même ligne tous les principes, il n'y a plus de véritable principe, et partant plus de nation.
Source : Gallica

Alexis Dumesnil Moeurs politiques (1834)

Voilà de quelle façon l'espèce destructive entend l'art de gouverner, et s'achemine, dans notre France , vers le conseil d'état, le ministère ou la pairie. Que lui importent, en effet, nos institutions, nos droits, et cette liberté même dont elle a toujours le nom à la bouche ? Pour les siens, c'est le mot d'ordre, ou plutôt le coup de sifflet qui les appelle au pillage. Leurs progrès et leurs lumières sont des embuscades de grand chemin ; ils ne caressent le peuple que pour lui mettre le poignard au coeur, ils ne veulent d'une pairie que pour l'asservir et la ruiner.
Source : Gallica

Alexis Dumesnil Moeurs politiques (1834)

C'est vouloir un peuple d'échantillons, une ménagerie politique, un empire livré, comme les arènes des anciens, aux emportemens de tous les instincts furieux. Mais on ne vit point de haines et de combats, et les hommes se soucient peu d'une patrie qui ne les a pas su lier par de communes affections. Tout état, qui conserve encore quelque étincelle de raison, doit donc s'empresser de revenir à l'unité d'espèce par l'uniformité même de l'éducation , et ne point souffrir qu'elle reçoive des modifications particulières , sous de vains prétextes de liberté.
Source : Gallica

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