Jean-Joseph Regnault-Warin

Résumé

Jean-Joseph Regnault-Warin Pour et contre, ou Embrassons-nous… (1815)

Quelqu'origine qu'ait l'autorité qui succède à ce colosse despotique, elle sera légitime, car elle est appelée par les voeux universels; elle le paraîtra surtout, si, à l'oppression qui serrait tous les coeurs, elle fait succéder la bonté qui les dilate. Le régime d'une paternité douce, quoique ferme, peut marquer le terme où s'arrêteront les entreprises du pouvoir, les prétentions de l'indépendance, les défiances mutuelles, les inquiétudes hostiles de la nation et de l'étranger. La paix et l'honneur doivent garder la frontière; la justice et la liberté s'asseoir sur un trône patriarcal.
Source : Gallica

Jean-Joseph Regnault-Warin Pour et contre, ou Embrassons-nous… (1815)

Si de toutes parts se hérissent d'imprudentes résistances, sur tous les points aussi s'élancent des attaques destructives. Ce système, réciproquement hostile, manifeste des symptômes de tyrannie dans le pouvoir, de brigandage dans ceux qui le combattent. Aux coups de tonnerre du despotisme, l'indépendance répond par les coups de foudre de l'anarchie : dans cette agonie du corps social l'état touche à sa dissolution.
Source : Gallica

Jean-Joseph Regnault-Warin Pour et contre, ou Embrassons-nous… (1815)

DIEU, qui créa l'homme libre et despote, forma son coeur d'une substance qu'un premier aperçu fait paraître double, et dont l'organisation semble contradictoire ; mais qu'à un examen plus approfondi l'on reconnaît d'une seule nature, et placée dans une direction unique. L'indépendance n'est en effet dans nous que le désir de la domination, comme l'exercice du pouvoir n'est que le moyen le plus simple de jouir de la liberté.
Source : Gallica

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