Résumé

Du danger de la patrie, ou aurons-nous la guerre…

L'Occident débordé par le torrent, les Tartares subjugueraient les Gaules, le Czar pourrait exécuter un jour ce que Napoléon avait long-temps essayé ; vaincre l'Angleterre sur le continent, et la poursuivant bientôt dans ses foyers, à la faveur des avantages d'un immense littoral, l'attaquant ensuite au coeur, à l'aide de ses dissensions intestines et de la connivence d'une aristocratie insatiable, ennemie née de toutes les professions utiles, ravir, enfin, à un grand peuple son indépendance nationale après avoir arraché, à ses rivages flétris, leur sceptre maritime.
Source : Gallica

Du danger de la patrie, ou aurons-nous la guerre…

Au point où en est arrivée la civilisation en Europe, les lumières sont communicatives et la liberté est contagieuse. Il faut qu'elle s'étende dans tous les rayons que lui ouvre une instruction progressive, ou qu'elle soit étouffée à sa source élémentaire; qu'il soit fait abjuration de la part des peuples, ou qu'il y ait convention de la parades rois. C'est inutilement qu'ils voudraient se partager le territoire, la liberté et' le despotisme ne peuvent plus vivre en paix sur le continent, et dusse être une fatalité pour nous, c'est un fait pour tous, une nécessité pour chacun.
Source : Gallica

Du danger de la patrie, ou aurons-nous la guerre…

Il ne s'agit pas ici d'une querelle de cabinet ou d'une rivalité de monopole ; de la conquête d'une ville ou de la défense d'une colonie ; de 1815 et des cent jours, ou de l'empire et de la restauration ; mais d'une lutte de principes et d'honneur, d'un problême de liberté et d'existence auquel tient le sort de la France, de l'Europe, de la postérité. La guerre est un jeu , dit-on, et cela est vrai, surtout à l'égard de ceux qui comptent pour rien la vie et le bonheur des hommes ; mais cette fois la partie sera décisive: c'est le va-tout entre les rois et les peuples.
Source : Gallica

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