Ernest Renan,
De la Philosophie de l’histoire contemporaine…
“ On se laisse aller à croire qu’une nation doit être heureuse, pourvu qu’elle ait un bon code. On veut avant tout fonder un état juste, et l’on ne s’aperçoit pas que l’on brise la liberté, que l’on fait une révolution sociale et non une révolution politique, que l’on pose la base d’un despotisme semblable à celui des césars de l’ancienne Rome. Le monde moderne revenait aux erremens antiques, et la liberté était perdue pour toujours, si le mouvement qui entraînait la France vers la conception despotique de l’état fût devenu universel. ”
