Résumé

Lettre à M. de Châteaubriand, en réponse à son dernier écrit… (1831)

La chute de Napoléon et celle de sa dynastie doivent rester dans l'histoire comme une grande leçon, qui apprendra ce que doivent à l'humanité la puissance et le génie.
Quant au petit-fils de Charles X, il n'existe en nous ni sympathie ni regret pour lui. Plus encore que celle du jeune Napoléon, son éducation le sépare de nous, et la fatalité qui s'attache à sa naissance élève entre lui et le trône une barrière insurmontable. Malheur à la nation si, un instant égarée, elle replaçait à sa tête une dynastie qui n'a plus rien de commun avec nos moeurs et avec notre siècle!
Source : Gallica

Lettre à M. de Châteaubriand, en réponse à son dernier écrit… (1831)

Avec cette confiance en elle-même, et sans tomber dans la propagande armée, la politique de notre gouvernement eût évité deux reproches qu'on aura toujours raison de lui adresser : l'anarchie prolongée de la Belgique, et la ruine de la Pologne.
La Belgique était française par ses moeurs , sa langue, sa position géographique, et enfin par sa révolution et sa volonté généralement manifestée; en l'incorporant à la France on satisfaisait à toutes les convenances des deux peuples, et pour une chance de guerre bien improbable que l'on courait, on en éteignait mille dont on ne peut prévoir le terme.
Source : Gallica

Lettre à M. de Châteaubriand, en réponse à son dernier écrit… (1831)

Cependant, monsieur, je comprends que votre génie ait pris sous son patronage la défense de cette restauration, et qu'il aille aujourd'hui au nom de la liberté et de la patrie jusqu'à demander et provoquer hautement le retour et la continuation du régime sous lequel nous avons passé seize années : l'homme ne se sépare qu'avec une amertume profonde de ses entreprises, après y avoir consacré une grande partie de son existence, surtout lorsque ses efforts avaient pour but la gloire, la civilisation d'une grande nation.
Source : Gallica

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