Résumé

Victor Delaunay Aperçu de la situation, par Victor Delaunay… (1840)

Ainsi donc, l'unique résultat de nos journées de Juillet aurait été une inutile effusion de sang et le resserrement des liens qui pesaient sur l'Europe. Domptés par la force, enchaînés par la ruse, comprimés par la crainte, tous ses peuples auraient perdu l'espérance et se seraient résignés au joug. La France, elle-même, partagerait cette lassitude, cet abattement universel ! Telle est, du moins en apparence, notre situation présente.
Mais, sachez-le, cette apparence est trompeuse : c'est la situation des ennemis des peuple qui est, en réalité, ce que la nôtre paraît être.
Source : Gallica

Victor Delaunay Aperçu de la situation, par Victor Delaunay… (1840)

La Sainte-Alliance n'existe plus, mais les rois font la guerre à la liberté avec un concert que jamais traités ne purent obtenir. Contemplez ces masses de baïonnettes dont ils s'entourent ! Entendez les cris des captifs qui peuplent leurs innombrables cachots ! Voyez ces proscrits errans qui cherchent en vain où reposer leurs têtes ! Parcourez l'Europe , vous n'y trouverez pas un coin de terre où l'on ne puisse se croire en pays conquis. Le despotisme est rentré dans toutes les positions qu'il occupait ayant la défaite de Charles X : il faut bien en convenir.
Source : Gallica

Victor Delaunay Aperçu de la situation, par Victor Delaunay… (1840)

Or la science, c'est le développement de la pensée ; la pensée, c'est la lumère ; la lumière, c'est la liberté.
Parfois même, les victoires du despotisme lui sont funestes. Lancés sur la France en 1814, pour lui faire partager leur asservissement, les peuples du Nord, ne pouvant lui imposer leur ignorance, ne purent conséquemment la soumettre qu'à un joug passager : mais, plus précieuses que notre or et les dépouilles de nos musées, les connaissances morales qu'ils ont empruntées à notre foyer de lumières contribueront à amener la ruine des gouvernemens qui pèsent sur eux.
Source : Gallica

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