Résumé

Des idées du peuple en politique par Cergy Merville (1834)

On est persuadé, dans le peuple, que leur règne éphémère ne servirait qu'à rouvrir les chemins de l'exil aux Bourbons de là branche aînée ; car l'abus de la liberté devient licence, et la licence tue le patriotisme dans bien des coeurs. Alors la tyrannie a l'oeil perçant et le poignet fort. Oh! si un autre Waterloo doit être inscrit dans nos jours nefas, que les soeurs de nos Robespierre modernes préparent leurs habits de deuil, pour aller encore solliciter des pensions sur là cassette des successeurs de Louis XVI; car elles auront à pleurer sur un nouveau thermidor.
Source : Gallica

Des idées du peuple en politique par Cergy Merville (1834)

Que, d'un côté, si ceux-là le trahissaient aussi, il n'y aurait personne qui put lui prouver encore des droits à sa confiance; et que dans l'autre hypothèse si une nouvelle révolution s'opérait, contre ses intérêts et sa volonté, il y aurait tyrannie et moquerie insultante à lui imposer la nécessité de choisir même la forme de gouvernement qui lui conviendrait le mieux après avoir brisé celui qu'il préfère.
Source : Gallica

Des idées du peuple en politique par Cergy Merville (1834)

Affaiblie par ces luttes intérieures, menacée au Nord et aux Pyrénées, par la coalition ; au centre, par les Lyonnais; au midi, par les Marseillais ; dans l'ouest, par les Vendéens et la Gironde, la Convention pouvait s'effrayer, à bon droit, d'une position si critique. Elle tint ferme, et fit face à tout. « La République n'est plus qu'une grande ville assiégée, disait Barrère; il faut que la France ne soit plus qu'un vaste camp. » Elle improvisa douze cents mille combattans, et la loi des suspects fut décrétée.
Source : Gallica

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