Résumé

J. Lodieu Maximilien Robespierre ; par J. Lodieu… (1850)

Nous savons bien, mon Dieu! nous qui détestons l'oppression, de quelque part qu'elle vienne, d'en haut ou d'en bas, nous qui avons personnellement horreur des luttes fratricides, et qui voulons l'amélioration graduelle, progressive, pacifique, du sort du peuple, avec le concours de tous, nous savons bien que le sang que l'on fait couler pour une cause, fût-elle d'une vérité éternellement vraie, ne profite guère à cette cause ni à ceux qui combattent pour elle.
On n'implante pas une idée dans le front de ses adversaires avec une balle, pas plus qu'on ne la détruit avec un boulet.
Source : Gallica

J. Lodieu Maximilien Robespierre ; par J. Lodieu… (1850)

« Votre frère est un ange, » disaient souvent les tantes de Maximilien à leurs nièces. « Il est fait pour » être la dupe et la victime des méchants. »
Cependant, malgré sa douceur et sa bonté, l'avocat patriote d'Arras, le jeune apôtre de l'égalité, avait des ennemis. Il partageait en cela le sort de tous les hommes de mérite; il avait ses envieux, ses zoïles à gage, ses ignobles détracteurs; les fats imbéciles et les fripons de haut et de bas étage, ne voient-ils pas un ennemi naturel dans chaque homme de coeur, de probité et de talent?
Source : Gallica

J. Lodieu Maximilien Robespierre ; par J. Lodieu… (1850)

Ah! l'on conçoit qu'alors, un peuple aux abois, tombe dans une exaltation sauvage, arrache l'arme maudite des mains de ses ennemis, et frappe, à outrance, sur toutes les têtes coupables ! Sans doute, n'y eut-il eu, dans la mêlée, que le sang d'un seul innocent répandu, c'est trop ; c'est un malheur déplorable à jamais! mais n'y a-t-il que ce malheur-là à pleurer? Le sang répandu était-il plus pur sous les drapeaux de l'ennemi que dans les rangs des vrais enfants dé la France? Le sang du peuple était-il de l'eau ?
Source : Gallica

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