Résumé

C. Marrot Quelques mots sur le "Projet de constitution de M. de Lamennais"… (1848)

Que dans un ouvrage d'imagination, dans un roman, l'auteur crée tout, peuple, moeurs, constitution et lois, c'est bien: mais quand le peuple, auquel on veut donner la constitution, existe, quand surtout il existe depuis de longs siècles avec des moeurs homogènes bien caractérisées, l'imagination n'a rien à créer pour sa constitution, elle ne doit être que le tableau de ses moeurs et de sa civilisation.
Conçoit-on dès lors que dans un pays tel que la France, véritablement religieux, la constitution qui lui serait donnée ne s'occupât de la religion que pour la mettre à l'écart ?
Source : Gallica

C. Marrot Quelques mots sur le "Projet de constitution de M. de Lamennais"… (1848)

Chacun professe son culte avec une égale liberté. Tous les cultes sont indépendants de l'état. - Il n'en salarie aucun, mais il les protège tous.
Ces trois lignes consacrent la révolution la plus profonde, la plus radicale qui puisse atteindre une société. Elle n'altère pas seulement la constitution politique de la France, elle atteint les moeurs, les habitudes ; elle jette la perturbation dans la ville, dans le hameau ; elle effraie la famille.
Source : Gallica

C. Marrot Quelques mots sur le "Projet de constitution de M. de Lamennais"… (1848)

Quel puissant levier que la religion pour un état qui veut sérieusement s'occuper de l'humanité ! quelle force morale ne trouverait-il pas dans l'appui que pourrait lui prêter la religion ! Comment l'idée de l'isolement pourrait-elle entrer dans une constitution ?
La vérité des grands avantages que la république trouverait dans une sage pondération des liens qui lui rattacheraient les cultes, devient bien plus sensible si l'on considère ce qu'est la religion en France, quelle est à son égard la disposition des esprits.
Source : Gallica

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