Résumé

La Troisième République, son type… (1882)

Vous violez tout ce qu'il y a de plus sacré ; vous ignorez ce que n'ignoraient pas les païens, que la religion d'un peuple est une partie essentielle de sa vie sociale ; aussi punissaient-ils de mort tout audacieux qui l'attaquait. Quel châtiment mériteriez-vous, et que prétendez-vous faire ? Des citoyens, dites-vous ? Nous enseignerons le patriotisme. Insensés, ignorez-vous que le patriotisme ne s'enseigne pas? qu'il est le fruit de vertus dont vous tarissez la source? Nous enseignerons la gymnastique! Fort bien. On tue l'âme, on soigne le corps.
Source : Gallica

La Troisième République, son type… (1882)

Lui montrer son clergé comme un obstacle à cette République, à son bonheur, c'est une infamie, c'est attirer sur lui la haine, la vengeance, la proscription, la mort.
On le rend responsable d'une guerre qu'il n'a pas cherchée, qu'on lui a déclarée, contre laquelle il ne peut se défendre. N'est-ce pas généreux? On va la lui faire expier; on va, en attendant mieux, réformer le Concordat, non pas d'accord avec le Pape, partie contractante : fi donc ! la force ne prime-t-elle pas le droit? On va le réformer à soi seul, à la sourdine, comme on fait un mauvais coup.
Source : Gallica

La Troisième République, son type… (1882)

Sans doute on va les voir ces fiers républicains, ces ardents patriotes, renouveler le miracle de 92 ; à la tête du peuple armé, se ruer sur l'ennemi, l'arrêter, le battre, le rejeter hors la frontière, à son tour humilié, vaincu. Hélas ! non. Les républicains ne vont pas au feu, ils vont aux places. C'est la curée, une curée insatiable et sans pudeur. On les surprendra moins soucieux de défendre la Patrie que de fonder la République, de maintenir leurs positions.
Source : Gallica

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