Résumé

Thiers, Gambetta-Mac-Mahon. Aux honnêtes gens (1877)

En ce qui nous concerne, conduits par le Duc de Magenta, nous resterons debout, la tête haute, prêts à nous défendre contre les bandes de chacals qui ne manqueront pas de fondre sur nous ; nous n'avons point encore envie de servir d'otages, nous tenons à notre peau et malgré le dégoût que nous inspirent les fusilleurs d'otages, nous leur ferons l'honneur de lutter contre eux. Vaincre ou mourir, voilà notre devise ; qu'ils se rappellent que nous ne voulons pas mourir.
Le récit authentique de la part prise par le maréchal de Mac-Mahon au glorieux fait d'armes de Malakoff terminera cet opuscule.
Source : Gallica

Thiers, Gambetta-Mac-Mahon. Aux honnêtes gens (1877)

Cette République devient son ennemie acharnée ; il crée des comités, des journaux ; devient le pivot autour duquel gravitent tous les mécontents ; ne laisse au pouvoir ni paix ni trêve et assiste joyeux à la chute de ce gouvernement tombé sous le mépris public, qui n'a produit que les ateliers nationaux, triste prélude des affaires de juin, comme la République de M. Thiers produira plus tard la Commune, dont les horreurs ensanglantent la capitale, et qui coûte à la France meurtrie sous le talon prussien le sang de ses enfants, ses plus beaux monuments.
Source : Gallica

Thiers, Gambetta-Mac-Mahon. Aux honnêtes gens (1877)

« Sou venez-vous, madame, que je suis Breton, catholique et soldat ; que, moi vivant, l'Empire ne sera pas menacé, » acceptait la présidence de ce gouvernement ridicule. La souveraine ne pouvait croire à pareille trahison, et quand on vint lui apprendre que l'Assemblée était envahie, elle prononça ces paroles mémorables : « Ce pauvre Trochu est donc mort ! » Elle ne pouvait supposer, en effet, qu'un général puisse vendre son souverain, comme Judas, à un fantoche qui a nom Gambetta, et s'associer à une bande de forçats en rupture de ban.
Source : Gallica

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