Camp de Conlie

Définition et enjeux

Portrait de Émile de Kératry Émile de Kératry Armée de Bretagne, 1870-1871 : dépositions devant les commissions d'enquête de l'Assemblée nationale… (1873)

Voici comment j'avais organisé ma division de marche provisoire : le camp de Conlie renfermait alors près de 30,000 mobilisés. Je vois encore tous ces braves gens, réunis à ma voix le long des pentes adossées à la redoute nord de Conlie : « Vous ne savez pas tirer un coup de fusil, m'écriai-je au milieu des bataillons. Le ministre de la guerre vous demande d'aller boucher une trouée où l'ennemi peut passer. Ceux qui voudront venir viendront.
Rappelez-vous que si l'ennemi nous charge, nous resterons sur place ! »
Source : Gallica

Alfred-Théodore Fagandat Récits historiques de la garde mobile du Calvados… (1872)

La pensée de construire un camp retranché était excellente, le choix de la position fut déplorable; on a fait bien des reproches au camp de Conlie; dans notre opinion, il les mérite tous: position militaire médiocre, dominée et facile à tourner; sol argileux qui, détrempé par les pluies, rend tout mouvement de troupes impossible
Source : Gallica

Ernest Le Nordez Une lettre de cachet en 1870 : réponse à un diffamateur inviolable (1879)

C'était là sans doute un des côtés par où le camp de Conlie confinait à la politique.
Quoi qu'il en soit, M. de Marivault procéda à l'évacuation du camp et, pour se conformer aux instructions du ministère de la guerre, qui avait interdit l'abandon complet de cette position, il ne laissa au camp, le 3 janvier 1871, que six bataillons de mobilisés d'Ille-et-Vilaine, lesquels durent à cette circonstance l'infortune dont ils furent, quelques jours après, frappés à la Tuilerie, à 6 kilomètres du Mans.
Source : Gallica

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