Émile de Kératry,
La contre-guérilla française au Mexique…
(1869)
“ En sortant de la capitale du Tamaulipas, si on se tourne vers le golfe du Mexique, on domine au loin l'horizon. Le pays, couvert d'un vaste manteau de verdure aux teintes monotones, paraît plat; mais dès qu'on s'est engagé sous la forêt, ravins et mamelons, torrents désséchés et cours d'eau retardent la marche. Le tracé de Vittoria à Sotto-Marina compte trentedeux lieues, toujours à travers bois : tracé est vraiment la seule dénomination qui convienne à ces coupures faites jadis dans la broussaille par les Espagnols; les Mexicains, qui n'ont rien créé, ont tout laissé dépérir. ”

