Résumé

Armand Rivière Trois mois de dictature en province… (1871)

Aucun succès n'avait encore relevé le moral des troupes; l'ennemi avançait toujours en province et enserrait Paris dans une ceinture de travaux de siége, de jour en jour plus formidables et plus difficiles à percer. Le gouvernement de Paris était accusé de faiblesse par une population résolue, ardente, et il faillit être renversé dans la journée du 31 octobre. Le gouvernement de Tours, entre les mains de Gambetta, se montrait plus disposé à la guerre à outrance ; mais sa politique indécise et flottante ne pouvait réussir à grouper et à concentrer les éléments de la défense nationale.
Source : Gallica

Armand Rivière Trois mois de dictature en province… (1871)

Ce gouvernement provisoire qui penchait fort vers la réaction, il faisait ce que la réaction estime la chose la plus monstrueuse : il concédait à Paris seul le droit d'imposer régulièrement un gouvernement à toute la France. S'il avait eu vraiment le désir de fonder la république, et de faire trancher par le suffrage universel la question entre elle et la monarchie, jamais occasion plus favorable ne s'était présentée. Il fallait appeler aussi la province aux urnes électorales et lui faire voter le plébiscite.
Source : Gallica

Armand Rivière Trois mois de dictature en province… (1871)

En vain Gambetta s'efforçait, par ses notes rassurantes, de calmer l'inquiétude mortelle causée par la défaite d'Orléans et la séparation en deux tronçons de l'armée de la Loire ; tous les gens sensés comprenaient les périls de la situation : Tours menacé par la vallée du Cher, par l'occupation de Vierzon et de sa ligne de fer, menacé par la rive droite de la Loire, par Blois et Vendôme, pouvait encore rester le siége d'un gouvernement de combat, non d'un gouvernement d'administration.
Source : Gallica

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