Résumé

Guerre de 1870-1871. M. Gambetta… (1870-1871)

Quatre mois durant, la France fut sous ce joug de fer, qui, chaque jour, s'aggrava pour elle. De là vint cette sorte de haine, dont il y eut, un peu plus tard, comme une explosion contre Gambetta lui-même; jamais, à lui seul, il ne se la fût attirée aussi vive; sur une foule de points, il avait l'esprit assez juste et assez large pour comprendre qu'un homme politique doit souvent résister aux entraînements passagers et sacrifier ses préférences personnelles au succès final de la cause qu'il est appelé à défendre; malheureusement, il n'en fut pas ainsi pour Gambetta
Source : Gallica

Guerre de 1870-1871. M. Gambetta… (1870-1871)

A les entendre, «le Midi seul avait du courage, de la sève, de la vie, à lui seul il devait sauver la France, en devenant le tombeau des Prussiens, les populations n'avaient pas besoin de partir pour s'exposer ailleurs à se faire massacrer ou à mourir de froid et de faim; le gouvernement n'était qu'un assemblage de peureux, sinon de traîtres, il n'avait ni relevé la guillotine pour les réactionnaires et pour tous les serviteurs de l'empire, ni ordonné la destruction des églises et des couvents, l'enrôlement de tous les calotins et l'impôt forcé sur les riches. »
Source : Gallica

Guerre de 1870-1871. M. Gambetta… (1870-1871)

C'était, comme sut le comprendre le vice-amiral Fourichon, le seul militaire de la délégation, une détestable chose que de donner d'en haut au moindre citoyen l'autorisation ou l'exemple de suspecter le commandant suprême, et le ministre de l'intérieur et de la guerre eût mieux fait de ne pas dire toute sa pensée, d'imputer la capitulation de Metz à sa cause patente, à la famine, et de contenir sa légitime indignation jusqu'à un temps où il eût pu l'exprimer sans risque de porter atteinte aux éléments de l'esprit militaire.
Source : Gallica

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