Adolphe Thiers 

Résumé

Adolphe Thiers  Revue des Deux Mondes

Une collision pourrait arrêter court le commencement de l’œuvre réparatrice que nous entreprenons. Elle nous jetterait dans une réaction périlleuse et tuerait notre crédit. C’est précisément cette raison qui me fait désirer énergiquement que l’Assemblée vienne s’installer à Paris, ou tout au moins à côté de Paris, c’est-à-dire a Versailles. Rien ne me paraît plus fâcheux, plus impolitique, plus compromettant que d’avoir l’air de craindre Paris. C’est le moyen infaillible d’encourager les turbulens, les malintentionnés, et d’affaiblir ceux qui veulent nous défendre.
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Adolphe Thiers  Revue des Deux Mondes

Vous êtes maintenant et resterez l’un des grands citoyens de la France. Vous avez été, en tous ces événemens, un modèle de noblesse, de clairvoyance, de courage, de sagesse. Vos fortifications de Paris, d’ailleurs, sont peut-être notre salut contre l’invasion. Je supplie Dieu de vous bénir et de vous élever, comme homme et comme enfant de Dieu, plus encore que vous n’êtes comme citoyen.
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Adolphe Thiers  Revue des Deux Mondes

Le Conseil est unanime pour vous demander, comme une condition de paix et de prospérité, la translation de l’Assemblée à Paris. L’opinion se prononce en ce sens dans toutes les classes de la population. On dit avec raison que cette marque de confiance seule peut faire renaître le travail et désarmer les mauvaises passions. Si l’Assemblée faisait cet acte de résolution, si, en même temps, elle s’associait à votre noble langage en déclarant qu’elle entend loyalement faire l’essai de la République, elle rendrait tout trouble impossible et gouvernerait ensuite avec la plus entière sécurité.
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