Résumé

J. J. Richaud Les responsabilités. La mission diplomatique de M. Thiers (1876)

Cela est élémentaire, et ne devait plus avoir besoin d'être dit, si les épreuves subies avaient donné à la Nation les habitudes de réflexion et d'étude qu'elle remplace par des enthousiasmes irréfléchis et par les impressions du moment. Mais la politique se mêlant plus que jamais à tout, on en est venu à dénaturer les faits les plus évidents; et les combats se transforment en victoires ou en défaites, suivant qu'un général appartient à tel ou tel parti, qu'il a été nommé par l'Empire, ou inventé par le gouvernement de la Défense nationale.
Source : Gallica

J. J. Richaud Les responsabilités. La mission diplomatique de M. Thiers (1876)

Avec l'Empire parlementaire, on eût eu M. Thiers; avec la Royauté parlementaire, encore M. Thiers; avec la République parlementaire, toujours M. Thiers, toujours le Parlementarisme, toujours les mêmes hommes et les mêmes institutions. La forme seule, l'étiquette changeait : le fond restait le même. Cela n'est pas suffisant pour soulever, pour passionner, pour enflammer une nation. Il y par raîtrait bien à l'occasion, si, ce qu'à Dieu ne plaise, un avenir prochain réservait à la France de nouvelles épreuves.
Source : Gallica

J. J. Richaud Les responsabilités. La mission diplomatique de M. Thiers (1876)

Tel est l'homme que l'on envoya en province lorsque, ayant perdu tout espoir d'une intervention des neutres, on prit la résolution, de continuer la guerre.
En même temps, avec une science incontestable du caractère national, on mettait en avant ce grand mobile, auquel, en France, il suffît de faire appel : le point d'honneur. La prolongation de la défense sauvait l'honneur compromis par l'Empire. Paris sauvait l'honneur de la France.
Source : Gallica

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