Résumé

Louis-Jules Trochu Une page d'histoire contemporaine devant l'Assemblée nationale (1871)

Hélas, cet orgueil devait être cruellement puni, et dans la garde nationale, et dans l'armée!
La garde nationale fut tout, les troupes de ligne ne furent plus rien, et vous pouvez en juger par deux des rapports auxquels je réponds. Ils ont été écartés, parce que'leurs auteurs ont disparu; mais, si voulez bien prendre la peine de les lire, vous verrez qu'il y est dit : « La garde nationale est prête à tout, en fait de courage, d'organisation, d'aptitude; elle peut, quand on voudra, percer les lignes prussiennes ; quant à la ligne, elle n'est guère bonne qu'à crier : « Vive la paix ! »
Source : Gallica

Louis-Jules Trochu Une page d'histoire contemporaine devant l'Assemblée nationale (1871)

La défense de Strasbourg, dont nous avions des nouvelles, nous avait remplis, à Paris, d'émotion et de sympathie. Mais pour un simple armistice, pour créer le statu quo que consacre un armistice, livrer non-seulement Strasbourg, notre grande place forte, et les deux autres places que j'ai nommées, mais encore mettre dans les mains de l'Allemagne la garnison de Strasbourg, messieurs, cela dépassait les forces du plénipotentiaire et les nôtres !
Source : Gallica

Louis-Jules Trochu Une page d'histoire contemporaine devant l'Assemblée nationale (1871)

Et, puisque vous devez réunir l'Assemblée nationale à Paris, il faudra nous donner en gage quelque fort dominant Paris, par exemple, le Mont-Valérien. — Mais le Mont-Valérien, c'est Paris; et la Prusse établie au Mont-Valérien, c'est l'Assemblée nationale délibérant sous le canon de la Prusse ! Ne pourrait-on pas réunir l'Assemblée nationale en province, à Tours, par exemple? — Oui, dit M. de Bismarck, on pourrait réunir l'Assemblée nationale à Tours.
Source : Gallica

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