Maxime Du Camp,
Souvenirs d’un demi-siècle
“ On ne se faisait aucune illusion, mais il fallait convaincre, par un argument irrésistible, la garde nationale que l’on n’avait plus qu’à traiter ; c’est pourquoi on livra la bataille de Buzenval, bataille perdue d’avance, au succès de laquelle personne ne crut en conseil du gouvernement, et qui n’avait d’autre but, qui ne pouvait avoir d’autre résultat que de servir de préliminaire à un armistice. Quelle diplomatie, quelle habileté gouvernementale que celle qui, pour se préparer à traiter, n’a d’autre moyen que d’essayer de faire tuer 10 000 hommes dont la mort sera sans utilité ! ”
