Dodillon, La mobile de Provins : impressions et souvenirs (1872)
“ C'est le plus hideux tableau de la guerre que l'œil humain puisse contempler, que l'imagination puisse rêver ! Un peu avant que nous quittions le parc, les hommes du dépôt de Courbevoie, qui avaient reçu l'ordre de rejoindre le bataillon, nous étaient arrivés. Ce ne furent pas les moins émus, eux que rien n'avait encore habitués à voir sans frémir un spectacle pareil. Bientôt nous longeons la Marne et passons sous le viaduc de Nogent. Une pluie fine commence à tomber; elle rend la marche très-pénible, le sol étant gras et glissant. ”
