Paul et Victor Margueritte, Revue des Deux Mondes
“ Tout à coup, la moitié du talus versa, dans le tapage d’un obus éparpillant une gerbe d’éclats, de terre et de fumée. Sur les jambes mortes du petit moblot venait de s’abattre un pan de linceul. Quand il reprit connaissance, le jour avait baissé, le cercle de ses idées s’était rétréci. Un délire confus l’agitait. Les Delourmel ? Braves gens ! Ils sont là, penchés au-dessus de son lit. Est-ce vrai qu’il va mourir ? Est-il bien nécessaire qu’il meure ? Puis, dans un éclair, toute son enfance remonte. Sa mère, les siens... Le cercle se rétrécit encore, le froid gagne ”
