Félix Dumont, Fables pour les petits (1893)
“ Paul disait, en voyant le monde qui passait : « Nous avons tous un menton, deux oreilles, Un nez, un front, une bouche et deux yeux, Et cependant, c'est merveilleux ! On ne rencontre pas deux figures pareilles. — La nature, lui dit son père, mon enfant, De la souris à l'éléphant, Du brin d'herbe invisible au plus immense chêne, Bien qu'immuable pour le fond, De l'uniformité ne connaît pas la chaîne, Et son jet créateur, toujours jeune et fécond, N'épuisera jamais sa veine. » ”
