Anne-Charlotte Jeannel, Les fêtes d'enfants : scènes et dialogues… (1885)
“ LOUISE, secouant Suson qu'elle tient toujours par la main. Taisez-vous, Suson, vous êtes une petite babillarde. ROSE. Tu vois bien, Louise, si tu avais vendu tes fraises, tu aurais plus d'argent à présent. LOUISE. Mon Dieu, oui, mais ma mère dit toujours « qu'il ne faut pas regretter le bien qu'on a fait, le bon Dieu saura bien nous les rendre; » et puis, vois-tu, quand bien même j'aurais eu un louis d'or, ça ne m'aurait pas fait tant de plaisir que j'en ai eu quand j'ai vu que ce pauvre malade allait mieux. Mais au lieu de les vendre, tu les donnais à ce pauvre soldat. (P. 348.) ”
