Élise de Pressensé

Élements biographiques

Élise de Pressensé Un petit monde d'enfants (1873)

Lydie répondit tout bas, si bas, que sauf Madeleine, personne ne dut l'entendre : — C'est quand je suis à l'école du dimanche.
Et Madeleine : — C'est quand maman m'embrasse et me dit qu'elle est contente de moi.
— Il y a du vrai dans tout cela, reprit Hélène ; Madeleine est celle de toutes qui a le mieux répondu. Voulez-vous que je vous dise quand je crois, moi, que vous êtes le plus heureuses? C'est quand vous avez le cœur plein d'amour pour les autres et que vous sentez que les autres vous aiment aussi.
Source : Gallica

Élise de Pressensé Deux ans au lycée (1867)

Voyons, mon camarade, reprit Raoul d'un ton plus simple, ne vous formalisez pas de ce que je plaisante. Je m'égaye un peu en plein air, parce que je sais qu'une fois rentré à la maison, je vais être triste comme un bonnet de nuit.
– Et pourquoi donc ?
– Est-ce que je sais ? c'est toujours comme ça.
Je m'y ennuie ; ma mère se lève tard et sort toute l'après-midi ; mon père est toujours à son bureau. Quand j'aurai fait mon devoir, je flânerai un peu, je lirai le journal ; ça n'est pas bien gai.
– Vous n'avez ni frère ni soeur ? demanda Gabriel.
Source : Gallica

Élise de Pressensé Rosa (1858)

L'oeuvre que la douleur a commencée, Dieu l'achèvera dans le secret de cette âme. Le premier, le grand pas est fait : elle s'est humiliée. Qu'elle ait bon courage ! Dieu se tient près du coeur humble et brisé.
Elle ne savait pas, tandis qu'elle restait seule, la tête appuyée sur sa main, les yeux pleins de larmes, tout accablée du sentiment de sa faiblesse et de sa misère, que sa tante avait senti près d'elle une joie inexprimable inonder son coeur en deuil. Déjà le dernier voeu de son frère mourant s'était réalisé, et Cécile avait été pour elle une grande consolation.
Source : Gallica

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