A. Dubois de Thainville

Élements biographiques

A. Dubois de Thainville Passe-temps : contes à mes jeunes amis (1848)

Adieu, ma bonne Angèle, lui dit la mère supérieure, puissions-nous vous avoir simplement appris les beaux devoirs qui nous sont imposés !...
Car toutes les femmes doivent être des soeurs de la charité! Pour nous, notre ordre nous attache aux hôpitaux, à l'éducation populaire... Pour vous, allez dans le monde, allez parmi les riches être aussi soeur de la charité : partout où vous verrez une souffrance, une infortune, une impiété... consolez, secourez, instruisez tout humblement sans orgueil, sans vaine gloire, comme fait la mère à son enfant, comme dit la soeur à son frère.
Source : Gallica

A. Dubois de Thainville Passe-temps : contes à mes jeunes amis (1848)

Quant aux bonnes soeurs, Dieu seul les couronne pour leurs bienfaits, et il n'est rien sur la terre qu'on puisse leur offrir, si ce n'est le respect, l'amour, la reconnaissance, et ces sentiments ne leur manquèrent pas dans les coeurs d'Angèle et de sa chère tante.
Heureuse avait été la pensée de mademoiselle Devilliers ! car l'éducation doit préparer les enfants à toutes les chances de leur destinée... La fortune ou l'adversité, la santé ou la maladie, le bonheur du coeur ou ses déchirements...
Source : Gallica

A. Dubois de Thainville Passe-temps : contes à mes jeunes amis (1848)

Henri, vous le savez, était né dans notre Béarn, et il gémissait surtout de la misère de notre peuple qui souvent manque des aliments nécessaires à l'existence !
— Mais pas à présent, s'écria fièrement Arthur.
— Oh ! la pauvreté des peuples, mon enfant, ne se guérit pas vite, il faut quelquefois bien des siècles pour enrichir une nation et elle s'appauvrit, hélas! en bien moins de temps. Je vous assure que nos pâtres béarnais, loin de pouvoir aujourd'hui mettre la poule au pot, seraient fort heureux d'être toujours certains d'avoir du pain pour leurs enfants !
Source : Gallica

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