Marguerite Burnat-Provins,
La fenêtre ouverte sur la vallée…
(1912)
“ La Bise maltraite la maison, la Bise noire et méchante qui pousse les murs secoue les auvents, affole les cheminées; la Bise avec son orchestre sauvage de cordes grondantes exaspérées dans la nuit et les accords plaqués au clavier des ardoises qui grelottent et roulent en ondes grises sur le toit. Il fait froid, très froid. Je vois comme des fleurs douloureuses qui éclosent ou se fanent, s'ouvrir des lèvres bleues, se crisper des mains rouges et des visages durcis, giflés par le vent cruel des matins d'hiver. ”
