Jules Gourdault, Revue des Deux Mondes
“ L’endroit, en somme, était charmant : l’air et le parfum y étaient déjà ceux des mayens ; force fut aux pâtres de laisser les vaches s’ébattre là une bonne demi-heure. Ce n’était pourtant qu’une oasis isolée, au sortir de laquelle le paysage recommença de se hérisser à plaisir. Le ruisseau qui tout à l’heure s’extravasait si doucement au travers du pré reprit allure de torrent et se replongea dans l’abîme écumeux d’un défilé. La rampe sinueuse sur laquelle nous longions le gouffre s’appuyait de l’autre côté à une gigantesque paroi de rochers ruineux qui avait encombré la route de ses éboulis. ”
