Léandre Vaillat, La pastorale savoyarde (1946)
“ Sous cet éclairage, les toits couverts de schistes miroitent au soleil, l'eau d'un ruisseau semble brodée en vif-argent sur la prairie d'un vert brillant ; et les yeux, comme blessés d'un éclat difficile à soutenir, ne reçoivent quelque apaisement qu'en s'égarant au loin... Là-bas, les pentes boisées et crépues descendent vers le creux de la vallée, si resserré qu'il dissimule la rivière et que l'ombre en est accentuée. A mi-hauteur d'une de ces pentes, un village s'agrafe à elle avec tant de ténacité et d'à-propos que sa silhouette paraît être un accident du sol. ”
