Léandre Vaillat

Résumé

Léandre Vaillat La pastorale savoyarde (1946)

Sous cet éclairage, les toits couverts de schistes miroitent au soleil, l'eau d'un ruisseau semble brodée en vif-argent sur la prairie d'un vert brillant ; et les yeux, comme blessés d'un éclat difficile à soutenir, ne reçoivent quelque apaisement qu'en s'égarant au loin...
Là-bas, les pentes boisées et crépues descendent vers le creux de la vallée, si resserré qu'il dissimule la rivière et que l'ombre en est accentuée. A mi-hauteur d'une de ces pentes, un village s'agrafe à elle avec tant de ténacité et d'à-propos que sa silhouette paraît être un accident du sol.
Source : Gallica

Léandre Vaillat La pastorale savoyarde (1946)

Nous sommes non seulement à un coude de l'Isère, mais à un tournant de l'histoire. De même que la colline de Sion-Vaudémont, qui découvre la terre lorraine, la colline de Conflans est une colline inspirée, un de ces lieux où souffle l'esprit. « L'horizon qui cerne cette plaine » est le même que celui qui bornait primitivement la vue des princes de la Maison de Savoie. L'immense conque recueillie entre ses montagnes, c'est le berceau de la plus ancienne dynastie d'Europe, doucement balancé par la lumière, comme par une main attentive et maternelle.
Source : Gallica

Léandre Vaillat La pastorale savoyarde (1946)

L'encadrement est si net qu'on incline à croire que la maison a été volontairement disposée de manière à obtenir cet effet d'évasion. La fenêtre devient le tableau essentiel, l'image qui « fait partir » nos rêves, à l'intérieur même d'une architecture dont les lignes et les volumes s'accordent si justement au monde extérieur qu'elle paraît être la satisfaction humaine d'une exigence du paysage.
. Tout le jour, la grande baie vitrée livre sans ménagement la vue étendue de la neige éblouissante, d'un ciel adorablement pur, d'une lumière d'or.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature