Hokusai

Définition et enjeux

Portrait de Élie Faure Élie Faure,  Histoire de l’art/L’Art médiéval (1921)

“ Le grand Hokusaï lui-même, le poète protée, l'homme aux cent noms qui remplit de sa pensée plus de cinq cents volumes, en couvrit vingt mille estampes, « le vieillard fou de dessin », le vagabond distrait qui couronna l'art populaire et dispersa l'esprit japonais aux quatre coins du ciel comme un grand vent dépouille les forêts d'automne, le grand Hokusaï lui-même est une expression de décadence. ”
Source : Gallica

Louis Aubert,  Les Maîtres de l'estampe japonaise… (1914)

“ L'esprit des estampes de Hokusaï, c'est l'esprit des kakémono classiques. C'est une erreur de traiter les grands artistes de l'Ecole populaire en réalistes, en amuseurs, et de croire que des écoles classiques à l'Ukiyo-yé il y a rupture dans la tradition japonaise ; mais avec Hokusaï, l'esprit des maîtres d'autrefois s'est laïcisé, popularisé. Le paysage chez lui est taché de vives couleurs ; chez les maîtres, il était monochrome; c'est un site reconnaissable du Japon, tandis qu'un paysage de Kano Motonobu ou de Sesshû, imitateurs des Chinois1, n'est pas localisé ”
Source : Gallica

Ernest Francisco Fenollosa,  Art en Chine et au Japon. Adaptation et préface par Gaston Migeon…

“ La si longue carrière d'Hokusai est passionnante à suivre, parce qu'il n'est pour ainsi dire pas d'année où l'on ne puisse surprendre en son art une modification de style. Elle est comme un pont jeté sur l'abîme qui sépare Torii Kiyomitsu de Kunisada. Il n'a rien ignoré des œuvres d'Harunobu, de Koriusai, de Sunsho, de Kiyonaga, d'Utamaro et de Toyokuni, mais il
demeure toujours lui-même.
”
Source : Gallica

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