Félix Régamey,
Le Japon pratique
(1891)
“ Oui, c'était bien là ce qu'elles m'avaient conté de chacune des saisons apportant, comme dans une féerie, son décor nouveau ; le printemps avec ses innombrables cerisiers en fleurs poudrant de rose les collines ondulées ; l'été, les rivières sinueuses, toutes frissonnantes sous les grandes pluies d'orage; l'automne épuisant au profit des érables la gamme infinie des rouges de sa palette ; l'hiver enfin, avec ses ouates de neige et ses broderies de givre, que les Japonais vont voir — comme nous, la pièce nouvelle de l'auteur en vogue — et qu'ils ne se lassent pas d'admirer. ”
