Félix Régamey

Félix Régamey

Résumé

Portrait de Félix Régamey Félix Régamey Le Japon pratique (1891)

Oui, c'était bien là ce qu'elles m'avaient conté de chacune des saisons apportant, comme dans une féerie, son décor nouveau ; le printemps avec ses innombrables cerisiers en fleurs poudrant de rose les collines ondulées ; l'été, les rivières sinueuses, toutes frissonnantes sous les grandes pluies d'orage; l'automne épuisant au profit des érables la gamme infinie des rouges de sa palette ; l'hiver enfin, avec ses ouates de neige et ses broderies de givre, que les Japonais vont voir — comme nous, la pièce nouvelle de l'auteur en vogue — et qu'ils ne se lassent pas d'admirer.
Source : Gallica

Portrait de Félix Régamey Félix Régamey Le Japon pratique (1891)

Ne vous semble-t-il pas que le soleil est votre
allié ? disait Mme d'Arbois à son amie, la comtesse de Mayrial, tandis qu'un fringant équipage les emportait à travers bois. Le temps met une véritable coquetterie à vous seconder dans votre présentation du petit paradis vers lequel nous nous hâtons.
— Et je l'en remercie; une maison japonaise sans soleil serait incomplète; une seule chose pourrait le remplacer, ce serait une de ces pluies diluviennes comme il en tombe là-bas et qui ont inspiré les artistes japonais d'une manière si divertissante.
Source : Gallica

Portrait de Félix Régamey Félix Régamey Le Japon pratique (1891)

En disant ces mots, Mme d'Arbois s'arrêta devant la cheminée.
Cachant en partie la glace, une robe s'étalait ; elle était jaune avec de grandes fleurs rouges, garnie dans le bas d'un bourrelet épais, avec son obi (ceinture) à coques énormes, et ses grandes manches qui tiennent lieu de poches aux japonaises. Il y avait une grâce particulière dans la façon dont ce vêtement était drapé. La décoration du panneau était complétée par des éventails et des écrans qui faisaient comme un rayonnement chatoyant à l'étoffe éclatante de la robe.
Source : Gallica

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