Résumé

D. Prieur de Sombreuil Les jeunes voyageurs dans la Chine et le Japon… (1851)

Les Japonais reconnaissent donc aujourd'hui deux monarques ; le premier qui descend des anciens empereurs porte son empire dans le fond des consciences ; le second qui a usurpé l'autorité civile ne commande que les actions extérieures ; mais il a la force pour se faire obéir. L'un jouit de tous les respects, l'autre de tout le pouvoir. Le Dairi a celui de faire des dieux et n'a pas celui de faire une loi. Il reçoit les hommages et non l'obéissance des peuples. Il n'est pas descendu du trône, mais il n'y règne pas. Honoré comme une divinité, il prend ce trône pour un autel.
Source : Gallica

D. Prieur de Sombreuil Les jeunes voyageurs dans la Chine et le Japon… (1851)

Fou-Tcheou-Fou, la capitale de cette province, est surtout célèbre par sa situation, par le grand commerce qui s'y fait, par la multitude de ses lettrés, par la beauté de ses rivières qui portent les plus grandes barques de la Chine jusqu'au pied de ses murailles ; enfin, par un pont admirable de plus de cent arches, tout construit de belles pierres blanches, avec des balustrades de chaque côté, embellies de toutes sortes d'ornements. L'entretien seul des ponts coûte annuellement des sommes immenses que l'état distribue.
Source : Gallica

D. Prieur de Sombreuil Les jeunes voyageurs dans la Chine et le Japon… (1851)

Le vin chinois n'est pas comme le nôtre, fait avec du raisin, mais avec du riz, du froment, du millet ou du sarrasin qui, brassés, donnent une liqueur très forte.
Dans les devoirs de civilité, dans les visites, dans les lettres, on observe aussi nombre de cérémonies ; car ce peuple poli, complimenteur, adroit et charlatan, met tous les devoirs en étiquette, toute la morale en simagrées, et ne connaît guère d'autre humanité que des salutations et des révérences. Le rituel de la Chine est un vrai code de lois sur la manière dont on doit agir avec ses égaux et ses supérieurs.
Source : Gallica

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