Résumé

John Barrow Voyage en Chine et en Tartarie de l'ambassade de Lord Macartney… (1896)

Si l'on demande à un Chinois qu'est-ce qu'il y a à voir de beau et de curieux dans la capitale, il entre sur le champ dans de grands détails sur la magnificence et la somptuosité du palais de Ta-ouhang-ty, c'est-à-dire du puissant empereur. Suivant l'idée qu'on lui en a donnée, ou qu'il en a conçue, tout ce que renferme l'enceinte impériale est d'or et d'argent, les toits d'or et d'argent, et qu'il y a des vases d'or et d'argent dans lesquels on voit nager des poissons d'or et d'argent. Cependant, en Chine pas plus qu'ailleurs, tout ce qui reluit n'est pas de l'or.
Source : Gallica

John Barrow Voyage en Chine et en Tartarie de l'ambassade de Lord Macartney… (1896)

En fait d'escamotage, de tours de force, de danse sur la corde, d'équitation et de palestre, les Chinois sont inférieurs aux Européens, mais pour la beauté et la variété des feux d'artifice il faut avouer qu'ils méritent de remporter la palme sur le reste du monde. A tout autre égard, les amusements de la capitale de la Chine sont d'un genre bas et frivole; ils n'ont rien d'analogue ni à la gravité affectée du gouvernement, ni à cet état de civilisation où l'on croit généralement qu'est parvenue la nation chinoise.
Source : Gallica

John Barrow Voyage en Chine et en Tartarie de l'ambassade de Lord Macartney… (1896)

En Chine, un homme se marie seulement par nécessité, par besoin d'avoir un héritier qui puisse sacrifier à ses mânes, ou parce que les maximes du gouvernement font qu'on attache de la honte au célibat. Aussi les nobles sentiments que produit le désir de plaire entre deux personnes enflammées d'un amour mutuel ne peuvent jamais trouver place dans le coeur d'un Chinois, et c'est aux effusions d'un coeur amoureux que la poésie doit une partie de ses plus grands charmes.
Source : Gallica

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