Palais impérial de Pékin

Définition et enjeux

Charles Richomme Contes chinois, précédés d’une Esquisse pittoresque de la Chine

Deux mille ans avant notre ère, la cour impériale avait tout ce faste oriental que l’admirable compilation des Mille et une Nuits a rendu si populaire en Europe. Lorsque le palais impérial de Pékin fut incendié en 1780, on calcula que la perte dépassait deux millions huit cent cinquante mille onces d’or ! Les révolutions successives qui ont bouleversé la Chine ont détruit presque tous les monuments, presque tous les objets d’art qui datent des premières dynasties.
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Pierre Leroy-Beaulieu Revue des Deux Mondes

On ne voit plus alors que des arbres : chaque habitation en a un dans sa cour, qui en forme l’ornement avec quelques pots à fleurs, mais qu’on aperçoit à peine de la rue étroite, parce qu’il y a trop peu de recul. Des murs, au contraire, ce sont les petites maisons qui disparaissent et Pékin apparaît alors comme un immense parc au milieu duquel font saillie les toits jaunes du palais impérial, une butte boisée, dite la Montagne de Charbon, surmontée d’une pagode, vers l’extrémité nord de la ville, et de rares grands édifices.
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