Alexandre Bonacossi

Élements biographiques

Alexandre Bonacossi La Chine et les Chinois (1847)

DÉCENCE EXAGÉRÉE.
Les Chinois, dans leurs robes larges et flottantes, cachent tout à fait les formes du corps humain. C'est pour cet usage qu'il n'y a pas une grande différence entre les vêtements des deux sexes. La pudeur et la modestie s'offensent de nos
tableaux, de nos statues, qui imitent la nature.
Les Chinois poussent cette modestie jusqu'à défendre que les draperies mêmes suivent les formes du corps de l'homme. C'est avec cette décence exagérée qu'on a retardé parmi eux les progrès de la peinture et de la sculpture; c'est celte modestie qui a plu aux missionnaires.
Source : Gallica

Alexandre Bonacossi La Chine et les Chinois (1847)

C'est qu'en Chine, moins qu'ailleurs, il n'est pas aisé de se tirer des mains de la justice.
En tête du gouvernement chinois, se doit naturellement placer l'empereur, la source et le centre de tous les pouvoirs de l'état. S'il s'adjoint des assistants dans la direction de son vaste empire, c'est qu'il la sent au dessus des forces d'un seul homme, et s'il recherche leurs opinions, c'est uniquement pour s'éclairer, et non pas parce qu'il renonce à son droit de décision ni à aucune partie de son autorité.
Source : Gallica

Alexandre Bonacossi La Chine et les Chinois (1847)

Quelles que soient leurs mœurs, les Chinois affectent tous la plus grande décence dans leurs manières et dans leurs vêtements, dont l'ampleur doit toujours cacher et déguiser les formes de la nature.
Leur pudeur s'offusque à la vue des œuvres de l'art, si les draperies suivent et indiquent les contours du corps humain; les habits collants des Européens leur semblent manquer tout à fait de convenance. Le peuple surtout s'en est choqué, et s'en est vengé par le surnom de démons qu'il donne à tous les étrangers.
Source : Gallica

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